Le chemin de l’eau autour d’Eguisheim

Plan Hydraulique de 1959 du ban d’Eguisheim
Plan Hydraulique de 1959 du ban d’Eguisheim

Eguisheim est  entouré d’un réseau hydraulique très important. Au sud coule le Marbach qui prend sa source à la Bümatt où il forme un petit étang avant d’alimenter l’abbaye de Marbach. En aval de Marbach d’autres petites sources viennent former entre elle le  Langraben qui  sépare le ban d’ Herrlisheim et d’Eguisheim. Ce ruisseau du Langraben, hors du village, a de tout temps permis de trouver de l’eau pour le besoin du vignoble, des prairies des Talmatten, pour les terres et jardins du Talacker. Il desservait jadis  le village Finckensausen aujourd’hui disparu.

 

Plus près du village existe le Bechtalgraben  en amont de la chapelle Regélé et le Tichelgraben qui démarre  son cours d’eau au  Hagel Berg. Ces deux ruisseaux se rejoignent à la Kirchmatt pour traverser le village et former le Malsbach à la sortie du village.

 

 On peut affirmer avec certitude que les eaux  du Bechtal et celle du Hagel Berg permettaient aux villageois, avant  toute forme de canalisation de puiser l’eau à proximité de leur lieu d’habitation pour leurs besoins domestiques mais aussi pour lutter contre les incendies. Il est tout aussi probable que l’eau qui alimentait les fossés de défense du château des comtes d’Eguisheim et les fossés extérieurs  des remparts provenait du Bechtal et de la Kirchmatt.

 

 Le Malsbach se jette dans  le Langraben avant le clos Alexis .Ce dernier rejoint  le fossé de dérivation de la Lauch  (Wasserungsgraben) qui irriguait jadis nos prés de la plaine. Le Malsbach se jette dans un bras de la Lauch aux Erlen pour rejoindre Colmar par les terrains maraîchers.

 

Sur la partie la plus à l’Est du ban d’Eguisheim coule la rivière La  Lauch ,rejoint par la vieille Thur,  un affluent de la Thur qui alimentait  12 Moulins. C’est à la Lauch qu’on faisait jadis les grandes lessives. L’eau était claire comme du cristal et le linge et les draps étaient rincés puis étendus sur les prés pour sécher.

 

 

 

Voici donc comment Eguisheim, autour de cet important réseau hydraulique tout en dénivelé, s’est développé harmonieusement avant d’en arriver à des ouvrages plus conséquent de gestion de l’eau.

 

 

 

 

 

Le plan cadastral d’Eguisheim réalisé en 1828 par le géomètre 1ère Classe Pierre-Paul BAUR d’Eguisheim et par le géomètre de deuxième classe Jean JAEGLE, est composé de 6 planches de A à F qui transcrit section par section l’état exact du patrimoine communal de l’époque. 

Ci-dessous le plan de la ville de 1828 où l’on découvre en jaune les principaux points d’eau de la commune ainsi et en bleu les bâtiments communaux.

Mes recherches se limitent à l’origine et à la localisation des points d’eau dont on peut avec certitude retrouver la trace d’après les relevés ou les documents.

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